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Évaluation de l’effet de bordure et de la rentabilité de la culture du maïs-grain en bordure d’un cours d’eau

Objectifs

Évaluer la baisse des rendements du maïs dans la bande riveraine, phénomène qu’on appelle « effet de bordure »
Évaluer la rentabilité de la culture du maïs dans la bande riveraine
Vérifier si l’effet de bordure reste le même si on éloigne la culture du bord du champ

Méthodologie

Les rendements obtenus lors du premier passage d’une moissonneuse-batteuse sur le bord d’un cours d’eau (rangs de maïs 1 à 8) ont été comparés aux rendements obtenus lors du 3e passage (rangs 17 à 24).
À l’automne des visites sur le terrain ont permis de mesurer la distance entre le haut du talus du cours d’eau et le premier rang de maïs pour vérifier si la largeur de cette bande riveraine avait une influence sur l’effet de bordure.
Les données de rendements ont été intégrées au logiciel Rotation$+ et la marge sur débours (produits de la culture moins les coûts variables) a été calculée.

Résultats

- Les rendements dans le premier passage de la batteuse sont généralement 17% plus bas que ceux mesurés dans le 3e passage.
- Si le champ est bordé par des arbres, la baisse de rendement atteint 32%.
- À mesure qu’on s’éloigne du talus du cours d’eau l’effet de bordure diminue. Il est de 20% à 1 m et de 10% à 5 m.
- La baisse de 17% de rendement du maïs fait fondre la marge sur débours de 52%. La diminution atteint 75% des profits si des arbres bordent le champ.

Conclusion

Les conditions en bordure des champs font qu’il est beaucoup moins rentable de cultiver les premiers mètres sur le bord d’un cours d’eau. Nos calculs indiquent que pour chaque kilomètre de bande riveraine de 3 m de largeur implanté le long d’un cours d’eau, le producteur renonce, au plus, à environ 150 $ de profit, 80$ si le champ est bordé d’arbres.

 

Pour plus de détails, contactez: 

François Quesnel, agronome

Rapport complet (2018):